Propos d'actualite

33 % de la population mondiale est constituée de chrétiens qui sont persuadés que le Christianisme est la seule vraie religion.
25 % de la population mondiale est constituée de musulmans qui sont persuadés que l'Islam est la seule vraie religion.
14 % de la population mondiale est constituée d'hindouistes qui sont persuadés que l'Hindouisme est la seule vraie religion.
Et ces 72 % de la population mondiale seraient bien en peine de convaincre les 4 % de bouddhistes qu'ils se trompent, et qu'ils doivent changer leurs croyances...
Il en est ainsi de la plupart des religions qu'il convient de considérer comme des opinions, car personne ne peut décider pour autrui quelle croyance est la bonne, ou même si une croyance est nécessaire.
La force n'y changera rien.
La violence n'y changera rien.
Le terrorisme n'y changera rien non plus.
L'ennemi à abattre, ce n'est ni l'Occident, ni l'Orient, ni le Moyen-Orient, ni l'Extrême-Orient (bref toujours et encore « les autres »!). La seule ennemie, c'est l'intolérance, cousine de la bêtise, et soeur du fanatisme. Cela commence dans le refus du mode de vie et de penser du voisin, de sa façon de se soigner, de ses choix vestimentaires, alimentaires. Cela se termine toujours dans la violence, qu'elle soit verbale, institutionnelle ou meurtrière.
Aujourd'hui nous sommes tous londoniens, parce que la violence stupide est à notre porte et sur nos écrans de télévision. De même un fameux 11 Septembre étions-nous new-yorkais. Mais je n'ai pas su que nous étions irakiens sous les bombes destinées à « libérer », palestiniens sous les balles destinées à « sécuriser », voire soudanais ou tchétchènes ou simples anonymes mourant de faim par des lois destinées à protéger le commerce international. C'est comme si certaines violences collectives, lorsqu'elles sont le fait des puissants pouvaient rester anonymes. Pour celui qui se déchire sous une bombe, quelle différence fait-il de savoir si elle est tirée d'un lointain porte-avion, ou accompagnant un fou suicidaire ? La différence elle est pour les spectateurs. Et le seul dénominateur commun à toute violence, est que la violence engendre la violence.
Quoi qu'il en soit, comme avant hier, hier aujourd'hui et demain, nous avons le devoir de sortir de ce cycle infernal. Pour ce faire nous devons continuer à faire de notre vie un chef d'oeuvre malgré les obstacles et les tragédies que nous pouvons trouver sur notre chemin. Nous devons prendre acte de cette réalité nauséabonde, et cependant trouver dans ces drames collectifs des raisons supplémentaires d'apprécier chaque instant de bonheur, d'amour, de reconnaissance ou de bien-être qui nous est donné.
Il ne sert à rien d'assombrir nos vies, et ce n'est en rien une façon de rendre hommage à ceux, quels qu'ils soient, qui ont été frappés.
Cultivons la tolérance et le bonheur: c'est sans doute une des meilleures réponses au malheur et à l'intolérance.
Faisons notre la prière que beaucoup d'hommes et de femmes adressent au Dieu de leur coeur :
"Donne-nous le courage de changer ce qui peut être changé, la sérénité d'accepter ce qui ne peut pas l'être et la sagesse pour distinguer l'un de l'autre".
Enfin, partageons tout ce qui favorise la vie sous toutes ses formes, dans un esprit de tolérance mais pas de faiblesse.