Pour davantage de clarté
Le site que vous consultez en ce moment a changé. Trois domaines se chevauchaient. À terme, cela aurait pu devenir source d’éventuelles confusions.
Il y avait d’une part ce qui relève de l’association les cinq éléments dont le but est la diffusion de la pensée traditionnelle (à travers des publications, des stages etc). L’association possède maintenant son propre site et nous restons en lien. Je continue d’ailleurs, en tant que membre, à participer bénévolement à ses activités.
L’adresse du site est : http://www.cinq-elements.com.
Il y avait d’autre part ce qui relève du métier et en particulier de la confrérie des métiers de la santé. Quelques compagnons, dont moi-même, laissaient une petite place sur leur site pour présenter la confrérie. Il nous a paru plus sage et plus transparent d’organiser un site plus conséquent.
L’adresse en est : http://www.compagnon-sante.com.
Il y avait enfin ce qui m’est personnel, que vous retrouvez ici. J’ai l’intention, avec vous, d’y développer ma créativité. Pour m’y aider, n’hésitez pas à me contacter sur mon courriel : daniel@daniel-laurent.com . Mon objectif est ici l’échange et le partage sur les questions touchant à la santé.
Archives 2006
Voir les archives 2005
Voir les archives2004
Voir les archives2003
Voir les archives 2002
Voir les pensées
Voir les conseils
Voir les news
Pensées retour
au sommet
Avril - Mai - Juin 2006
« la justice sans amour rend dur. La foi sans amour rend fanatique. La puissance sans amour rend violent. Le devoir sans amour rend aigri. L'ordre sans amour rend mesquin.»
Février - Mars 2006
En ce printemps de l’année du chien, me revient cette comptine :
“Bois est la vie qui chaque fois jaillit,
Feu est la vie qui réchauffe et éclaire,
Terre est la vie, nourricière en tout,
Métal est la vie pour son raffinement
Eau est la vie qui s’infiltre partout”
Janvier 2006
(O Pensamento do mês)
« Es-tu dans le secret des étoiles ? Qui te dit qu’Aldébaran n’insulte pas la lune ? Et que les étoiles filantes ne sont pas des projectiles que les astres se lancent dans leurs querelles ?
“Conheces o segredo das estrelas? Quem te diz que Aldébaran não insulta a lua? E que as estrelas cadentes não são projécteis lançados pelos astros nas suas disputas?”
Gérald MESSADIE »
(St Germain, l’homme qui ne voulait pas mourir)
Conseils retour
au sommet
Avril - Mai - Juin 2006
J’ai envie de vous dire : allez vous promener dans les bois, profitez de la nature qui explose de vie, cela vous changera des mauvaises nouvelles distillées dans les journaux, à la radio ou sur les écrans de télévision.
Je le dis d’autant que depuis quelque temps déjà, l’inquisition politico- légale française, passe son temps (elle n’a pas mieux à faire), hier en visites gendarmesques intempestives, aujourd’hui en convocation devant le juge de l’instruction, pour un soi-disant exercice illégal de la médecine, et demain … demain est un nouveau jour, il y a tant à donner et à créer, tant à admirer, que je le répète : allez vous promener dans les bois, profitez de la nature, de la vie, échangez avec vos ami(e)s, cassez une croûte avec quelques fruits bio ou du vrai pain, massez-vous les uns les autres. Bref, apportez à cette planète qui crève tant de pollution physique que morale, qui accumule ses déchets tant matériels qu’émotionnels, la paix de votre âme, la joie d’un sourire.
PS :
Si vous voulez nous aider (Morgan et moi-même) dans notre défense face à l’arbitraire,
n’hésitez pas à nous contacter : daniel@daniel-laurent.com
Février - Mars 2006
Dans le ciel, l’hiver est déjà fini et le printemps est là. Sur terre ce n’est pas encore à ce jour le cas, tout simplement parce qu’il y a toujours un décalage entre le commandement du ciel et sa manifestation sur terre. Et l’homme, situé entre ciel et terre doit équilibrer en lui ce permanent décalage. C’est pour cela qu’il doit se conformer à l’ordre du ciel et se nourrir des cinq dynamismes, c’est pour cela qu’il est bon de consulter aux changements de saison, même et surtout si l’on se croit en bonne harmonie, c’est pour cela qu’il faut pratiquer une technique de santé. Et ces techniques de santé sont nombreuses. La Chine nous propose le tai ji, le qi gong, le gong fu, ou plutôt “les” tai ji, “les” qi gong, car il n’existe pas de forme unifiée de pratique. Certains préfèrent le yoga, la méditation, d’autres les arts martiaux asiatiques et particulièrement japonais, sans compter les adeptes du tchan ou de son cousin japonais le zen. Enfin il y a ceux qui ne pratiquent rien, qui pensent ne pas avoir le temps, ou simplement qui ne retrouvent pas dans une des pratiques citées.
Pourtant il est des bases communes à toutes ces techniques, car elle amène le pratiquant à s’unifier en mobilisant ses énergie (son tchi) à travers un mouvement juste et précis, une respiration contrôlée et une pensée ouverte (et non enfermée sur l’aspect mental et rationnel).
Et cela nous pouvons le faire à chaque instant. Pas besoin d’un tapis, d’un dojo, d’un costume spécial, d’un rituel venu d’ailleurs.
Que vous fassiez votre toilette, que vous épluchiez des légumes, que vous montiez un escalier, que vous conduisiez un engin, reste une opportunité d’unification et de mobilisation du tchi.
Pensez-y et surtout faites-le, votre vie peut en être transformée.
Morgan LAURENT, infirmière et tradipraticienne
Janvier 2006
(O Conselho do mês)
Histoire de l’introduction de l'Aïkido au Portugal en guise de conseil du mois
(et pour me faire pardoner mon retard dans la mise à jour de ce site)
Par Daniel LAURENT
14 Octobre 2005. Je suis en visite au Brésil, pour assurer des échanges avec des amis, des confrères, à propos de la Médecine Traditionnelle Chinoise et plus particulièrement de l'acupuncture.Alors, imaginez qu'elle fut ma surprise lorsque ce soir on me demande si je suis ce Daniel LAURENT dont il est question sur des sites internet en portuguais, concernant l'introduction de l'Aïkido au Portugal, dans les années soixante du siècle passé.Cela me plonge presque quarante années en arrière...Je n'ai jamais évoqué cet épisode de ma vie, sinon à mes enfants et à quelques intimes, mais la magie d'internet est cruelle à qui aime la discrétion.Je me connecte maintenant, sur google brésil.
Effectivement dès que j'y ai introduit mon nom, le moteur de recherche m'a signalé quelques documents me concernant et me référençant à propos de l'Aïki Do.Le premier est une entrevue du professeur Leopoldo FERREIRA : http://www.cao.pt/surya/pe
Un second entend donner une brève histoire de l'Aïki Do au Portugal : http://ubu.no.sapo.pt/Historia.htm
Un troisième est un entretien avec le professeur Luis ANTUNES : http://www.cao.pt/surya/pe
Un quatrième est du professeur Georges Stobbaerts lui-même : http://www.cao.pt/surya/pe
Je n'explore pas plus loin. Je ferme les yeux, je repense à ce passé, je me prepare à quitter internet, mais je me ravise...Quelques omissions dans l’histoire, des erreurs du genre “il était belge” ... (Je n'ai rien contre les belges, mais simplement je n'ai jamais été belge), tout cela m’inquiète sur le crédit à apporter à ce que racontent les uns et les autres.
Je lis même des jugements peu flatteurs: “Daniel Laurent n’avait pas de technique, il était ceinture jaune ou orange, c’est pourquoi le véritable pionnier fut monsieur l’ingénieur Carlos Manuel Pereira"... Cela fait beaucoup et je décide de donner ma version des faits.Cette version je vais l'inclure sur mon site. Je vais aussi la faire traduire en portugais, comme droit de réponse.
L'ORIGINE
J'ai vécu mon enfance à Casablanca au Maroc. C'est là que j'ai connu Georges Stobbaerts. Il a six ans de plus que moi, l'âge de mon frère aîné. Aujourd'hui cela ne fait guère de différence, mais lorsque l'on est un enfant ou un adolescent, cela paraît considérable.Il enseignait l'Aïki Do dans un Dojo en ville, et plus tard, en même temps, dans l'école où j'ai effectué ma scolarité jusqu'en classe de troisième.A cette époque où je pratique l'Aïki Do avec Georges, celui-ci enrichit sa pratique par le hatha yoga, le sabre et le Kendo.Georges Stobbaerts est un personnage fascinant, en tout cas qui fascine l'adolescent que je suis alors. Pour comprendre cela, je ne rapporterai qu'une anecdote qui a le mérite du scoop à postériori. Cependant je suis désolé de ne pouvoir en fixer la date avec précision. Ce n’est pas important car cela est vérifiable, et si je tiens à la raconter c’est tout simplement pour que l’on comprenne mieux pourquoi plus tard je suis allé le chercher au Maroc, pour le faire intervenir au Portugal. Georges s'entraînait au sabre et au Kendo, seul, souvent avec un manche à balai et devant un grand miroir qui se trouvait dans le Dojo.
Comme la plupart des gens en début de carrière, il n'était guère fortuné mais il désirait se rendre une fois de plus au Japon. Il profita de l’organisation par le Japon des premiers championnats du monde de la spécialité pour devenir, grâce à ses relations, le représentant du Maroc à ces jeux. Et que croyez-vous qu'il se passa ? Il remporta la médaille d'or avec toujours la même attaque. Je me souviens que des japonais vinrent ensuite pour filmer ses entraînements. Mais il fut impossible de leur expliquer le balai et le miroir ! Ils avaient compté sans l'extraordinaire maîtrise du Tchi dont témoignait Georges. C’est cette maîtrise qui est fascinante.Bref, à l'époque où je fréquentais assidûment le Dojo, il n'y avait sur le tatami que deux hakamas (Georges, le professeur, première Dan, et un vieil ami de sa famille, belge comme lui, car si Georges est aujourd'hui portugais, à l'époque il était encore belge).
DU MAROC AU PORTUGAL
En 1966 j'organise le rapatriement de mes parents vers Nantes (France). Je m'inscris à l'université mais je ne m'habitue pas à la vie française. C'est alors que mon frère aîné me propose de le remplacer à la radio nationale portuguaise (Emissora Nacionale) comme speaker et rédacteur de langue française, particulièrement chargé de la revue de presse quotidienne.J'accepte. Je vais sur mes vingt et un ans.Mais je suis passionné d'Arts Martiaux. Je suis véritablement imprégné de l'esprit de l'Aïki Do que transmet Georges Stobbaerts. Je cherche donc sur Lisbonne un Dojo d'Aïki Do et selon l'esprit de la tradition. Plus tard je découvrirai que lorsque l'on a eu un professeur comme Georges, il est pratiquement impossible de s'adapter à la médiocrité. C’est du moins mon point de vue et c'est ce qui explique que plus tard, à mon retour en France, j'abandonnerai la pratique de l'Aïki Do.
Mais en 1966 je suis loin d'en être là !Ma recherche du Dojo s'achève sur un constat simple : l'Aïki Do n'est pas encore arrivé au Portugal !En outre, les arts considérés comme martiaux (Karaté, Jiu Jitsu) dépendent du ministère de la guerre, et ceux considérés comme simplement sportifs (judo) du ministère des sports. Cependant il existe un judo martial qui est intégré au ministère de la guerre.Je fais contre mauvaise fortune bon coeur, et je m'inscris en karaté et en judo martial. Les réflexes précédemment acquis sont installés, et tant ma manière de chuter que de me déplacer ou d'utiliser le tchi de l'adversaire me trahissent, et le directeur de l'Académia de Budo, le docteur Pires Martins, s'étonne, m'interroge, s'intéresse à mes quatre petites années d'Aïki Do, et me propose d'initialiser un cours pour débutants.Dans un premier temps, je refuse. Il insiste. Il me dit : «Tu dois te lancer, le mouvement se prouve en marchant». Les autres enseignants de Judo martial et de Karaté s'y mettent aussi et m'encouragent. Je pose alors des conditions, dans le respect de l'esprit de la tradition qui m'a été transmis : - Je rencontrerai Georges Stobbaerts à Cablanca pour lui demander l'autorisation car il est le Maître; - Il faudra qu'il accepte et qu'il veuille bien venir au moins une fois par an pour corriger mes manques et l'imperfection de mon enseignement; - Il faudra aussi que l'on finance mon voyage.Après reflexion le docteur Pires Martins accepte.Contrairement à ce que j'ai lu sur Internet dans le texte de Georges, ce n'est nullement par courrier que cela se fit. Je me suis bien rendu à Casablanca, j'ai bien discuté de l'affaire avec Georges. Je me souviens de ses paroles :- Me concernant : «Le tchi est dans le mouvement». - Pour les stages éventuels : «Je veux d'abord rencontrer les responsables de l'Académie de Budo». Il me donna l'autorisation d'enseigner, et à ma grande surprise, il me remit et m’offrit mon Hakama. Le début de ma mission est accompli. Je reviens à Lisbonne, je négocie son arrivée pour une conférence et une démonstration, nous échangeons alors effectivement des courriers. Sa démonstration devant un public comprenant un ministre et la télévision ne passe pas inaperçue. Je ne demande pas de copie du film pour moi et je me refuse à être photographié car ce serait inconvenant de me hisser au niveau du Maître... Mon seul souvenir concret est le papier de l'Académie de Budo me nommant ceinture noire premier Dan d'Aïki Do, et que vous pouvez télécharger ici.
Aujourd'hui je lis sous la plume de Georges que je n'étais qu'un tout petit débutant. je lis aussi : “O Daniel Laurent não tinha técnica”. Ai-je un jour prétendu le contraire? Mais pourquoi cette pointe de mépris? En quoi le fait d'avoir, borgne sans technique, été roi au royaume des aveugles de l'époque, et de leur avoir donné le goût de voir et de pratiquer un meilleur Aïki Do, serait-il méprisable? En quoi d'avoir initié le processsus de l'Aïki Do au Portugal ternirait la légende personnelle de Goerges Stobbaerts au Portugal?J'ai toujours respecté Georges. Je me suis toujours considéré pour l'Aïki Do au Portugal comme un simple «chargé de mission». Et, à voir comment l'Aïki Do s'est développé dans ce pays, je crois que j’ai bien rempli ma mission.Mais revenons à cette époque... Je suis devenu «ceinture noire»... Ça me surprend, mais je dois assurer ma mission. L'après-midi, lorsque mes émissions sont enregistrées, je m'entraîne avec des ceintures noires de judo et de karaté qui viennent pratiquer avec moi dans un esprit militant. Le soir j'enseigne. Pour cela l'Académie de Budo me rémunère. J'organise aussi le premier stage de Georges. Il a voulu que ce soit un stage «international», amenant avec lui des pratiquants du Maroc et d'Espagne. Malheureusement je ne peux être présent à ce stage qu’en pointillé, à cause de mes obligations professionnelles. Le temps passe, passent aussi les entraînements, et en 1968 je quitte Lisbonne pour reprendre mes études universitaires en France. Je coupe avec mon passé portugais.
LE SILENCE
Georges Stabbaerts ne me donne plus aucune nouvelle bien que je lui écrive régulièrement à son Dojo de Casablanca. En fait, il me l’affirmera plus tard, il ne reçoit aucun courrier bien qu’il ne quitte le Maroc pour s'installer au Portugal qu’en 1971 (à ce que j’ai lu récemment sur le site internet). Après la révolution des oeillets, il prend même la nationalité portugaise.De mon côté, je cherche dans la région où je me suis installé un Dojo où pratiquer. Mais je l'ai dit, quand on a eu un professeur comme Georges, la comparaison est difficile. J'abandonne alors l'Aïki Do et je travaille le tchi par l'apprentissage puis la pratique des aiguilles d'acupuncture.
LES RETROUVAILLES
En 1979, plus de dix années après cet épisode portugais, je reçois par l'intermédiaire de mon éditeur (Guy Trédaniel) une lettre de Georges Stobbaerts.Il m'a reconnu sur l'Atlas d’acupuncture que j'ai publié en 1978. Il a appris aussi que j'enseigne cette dernière. Il pratique déjà quant à lui une acupuncture symptomatique et souhaite aller plus loin. Il désire me rencontrer.Nous échangeons un courrier, puis je l'appelle au téléphone et nous convenons d'une rencontre : il viendra me voir à Lorient, en Bretagne, où je réside.Les retrouvailles sont chaleureuses. Il me voit pratiquer l'acupuncture et me fait ce compliment qui me touche : «Tu prétends avoir cessé de pratiquer l'Aïki Do? Ton maniement du tchi dans l'art des aiguilles témoigne du contraire». Cela me paraît un peu contradictoire avec ce que j’ai lu depuis sur ma pratique de l’Aïki Do, mais passons...J'accepte d'initier Georges à l'acupuncture traditionnelle, mais il lui est impossible de venir tous les mois du Portugal en Bretagne, et la transmission d'un art, quel qu'il soit, ne peut se faire en quelques heures, même si l’on est doué. Son exprérience du manche à balai et du miroir en est un exemple. Il nous faut donc trouver une solution.
LE RETOUR AU PORTUGAL
Juste retour des choses, Georges organise pour moi une conférence à Lisbonne. Il me fait rencontrer des gens intéressés par l’apprentissage de la médecine traditionnelle chinoise : médecins et non médecins. C'est au cours de cette première conférence que je rencontre un italo-portugais et sa compagne. Il sera d’abord mon élève, ensuite organisateur et gestionnaire des cours, puis dauphin dans l'enseignement et praticien hors pair. Il s'agit de mon ami le docteur Riccardo Salvatore sans qui rien de durable ne se serait réalisé. Mais c'est grâce à Georges Stobbaerts qu’au début je viens régulièrement à Lisbonne. Il me loge, je donne mes cours aux étudiants dans son Dojo de Cascais mais je lui donne, à lui, un enseignement parallèle privé. Sur mes conseils il se rend ensuite au Canada effectuer un stage de perfectionnement auprès du professeur Leung Kok Yuen.Ensuite, chacun a continué son chemin. J'ai poursuivi au Portugal avec Riccardo.J'ai plusieurs fois revu Georges. J'ai admiré son oeuvre à Sintra. Lorsqu'il m'a fait visiter son Dojo l'année de l'exposition Universelle, nous avions même convenu d'écrire nos souvenirs. Peut-être ces quelques lignes en seront-elles les prémices? En tout cas je ne le remercierai jamais assez de m'avoir enseigné dans mes jeunes années, l'art de la conduite du tchi. Grâce à lui, l'esprit de l'Aïki Do n'a jamais cessé de m'habiter, mais l'aiguille était davantage mon instrument que le sabre.Et aujoud'hui avec le recul, même si l’on pense que je n’avais aucune technique et un niveau médiocre, je suis fier d'avoir été le spermatozoïde borgne et initiateur de l'arrivée de l'Aïki Do au Portugal. Je ne pensais pas qu'un jour j'aurais à évoquer cela. Mais quant à dire les choses, il convient de tout dire, et cela ne m’empêche pas de rester un homme simple et humble, comme il a aussi été écrit à mon sujet.
EPILOGUE
Décembre 2005. Comme je dois me rendre à Lisbonne, je me dis que c’est l’occasion de contacter et rencontrer Georges Stobbaerts. Des amis me communiquent ses téléphones. Trois jours durant, et plusieurs fois, j’appelle : le “maître” (comme ils le nomment) est chaque fois occupé. Je réussis à joindre son épouse qui me dit le prévenir et qu’il me rappellera … sans résultat !
J’essaye une dernière fois. A l’annonce de mon nom, le ton désormais se ferme. Je me résigne à comprendre que Georges semble ne pas souhaiter me parler. Cela a-t-il à voir avec ce qui a été écrit à mon propos sur internet ? Est-ce parce que Georges Stobbaerts pratique désormais l’acupuncture et qu’il n’aurait pas donné toutes ses sources formatives ? Je l’ignore. Pour autant, je ne retire rien de tout le bien que j’ai écrit à son sujet. J’ajoute simplement que les gens changent ....
UNE GRANDE LOI DE LA SANTE
De tout cela je retiens le message positif suivant : pour qui y est attentif, la vie est l’occasion de nous rappeler les grandes lois de la santé.
Ainsi la non-communication est dommageable, comme l’est la transformation des faits au profit de l’égo. Les consequences en sont les conflis et à la maladie.
Il est à souhaiter que mon ami Georges Stobbaerts, maître incontesté du tchi quand il s’agit de l’Aïki Do, ne l’ait pas oublié. Il en va aussi de sa santé que je lui souhaite florissante.
Docteur Daniel LAURENTDocteur en psychologie cliniqueProfesseur d'Acupuncture Traditionnelle
O CONSELHO DO MÊS
História da introdução do Aikido em Portugal como conselho do mês
Neste dia 14 de Outubro de 2005, estou de visita ao Brasil para desenvolver o intercâmbio com amigos e colegas sobre Medicina Tradicional Chinesa e especialmente sobre acupunctura.
Imaginem qual não é a minha surpresa, quando uma noite me perguntam se sou aquele Daniel Laurent de que se fala nos sites portugueses da Internet, a propósito da introdução em Portugal do Aikido, nos anos sessenta do passado século.
Isto transporta-me a cerca de quarenta anos antes...
Apenas mencionei este episódio da minha vida aos meus filhos e a alguns íntimos. Mas a magia da Internet é cruel para os que prezam a descrição.
No meu quarto do hotel, ligo-me à Internet através do portal do Google Brasil.
Efectivamente, assim que digitei o meu nome, o motor de busca assinalou-me alguns documentos que me dizem respeito ou que se me referem a propósito do Aikido.
O primeiro é uma entrevista do professor Leopoldo Ferreira:
http://www.cao.pt/surya/pe
Um segundo pretende apresentar uma breve história do Aikido em Portugal:
http://ubu.no.sapo.pt/Historia.htm
Um terceiro reproduz uma conversa com o professor Luís Antunes:
http://www.cao.pt/surya/pe
Um quarto é do próprio professor Georges Stobbaerts:
http://www.cao.pt/surya/pe
Não vou mais longe. Fecho os olhos, revivo o meu passado e preparo-me a deixar a Internet. Mas reconsidero...
Algumas omissões na história, erros do tipo “era belga”... (nada tenho conta os belgas, mas simplesmente nunca fui belga), tudo isto me inquieta sobre o crédito a dar ao que contam uns e outros. Até leio opiniões pouco lisonjeiras: “O Daniel Laurent não tinha técnica, era cinto amarelo ou laranja, por isso o verdadeiro pioneiro foi o sr. eng. Carlos Manuel Pereira”...
É demais e decido dar a minha versão dos factos.
Vou inseri-la no meu site http://www.daniel-laurent.com. Vou igualmente pedir que seja traduzida em português, como direito de resposta.
As origens
Passei a minha infância em Casablanca, Marrocos. Foi ali que conheci Georges Stobbaerts. Tem mais seis anos do que eu, a mesma idade que o meu irmão mais velho. Hoje isso não representa grande diferença, mas quando se é criança ou adolescente, ela parece considerável.
Georges ensinava Aikido na cidade e mais tarde, também na escola que frequentei até ao nono ano.
Nessa época em que pratico Aikido com Georges, este enriquece a sua prática através do hatha yoga, o sabre e o Kendo.
Georges Stobbaerts é uma personagem fascinante. De qualquer forma fascina o adolescente que sou então. Para que compreendam isto, apenas contarei uma curiosidade que tem o mérito da “cacha” à posteriori. Contudo, desculpem-me por não poder datá-la com precisão. Não é importante porque é verificável, e se insisto em contá-la é simplesmente para que se perceba melhor porque é que mais tarde fui buscá-lo a Marrocos, para o fazer intervir em Portugal.
Georges treinava sabre e Kendo só, muitas vezes com um cabo de vassoura frente a um grande espelho que se encontrava no Dojo. Como a maior parte das pessoas em início de carreira, não tinha grandes posses mas desejava ir uma vez mais ao Japão. Aproveitou a organização naquele país dos primeiros campeonatos do mundo da especialidade para, graças às suas relações, tornar-se no representante de Marrocos na competição. E que pensam que aconteceu? Ganhou a medalha de ouro graças à utilização sistemática do mesmo ataque. Lembro-me que depois os japoneses vieram filmar os seus treinos. Mas foi impossível explicar-lhes o cabo de vassoura e o espelho. Espantavam-se com o extraordinário domínio que Georges tinha do Tchi. É este domínio que é fascinante.
Resumindo, na época em que frequentava assiduamente o Dojo, sobre o tatami apenas existiam dois hakamas (Georges, o professor, primeiro Dan, e um velho amigo da sua família, belga como ele, porque se Georges é hoje português, na altura ainda era belga).
De Marrocos para Portugal
Em 1966, encarrego-me do repatriamento dos meus pais para Nantes (França). Inscrevo-me na universidade mas não me habituo à vida francesa. É então que o meu irmão mais velho me propõe substitui-lo na rádio nacional portuguesa (Emissora Nacional) como locutor e redactor de língua francesa, em especial encarregue da revista de imprensa diária.
Aceito. Ainda não tenho vinte e um anos.
Mas sou um apaixonado por artes marciais. Estou verdadeiramente impregnado do espírito do Aikido que transmite Georges Stobbaerts. Procuro então em Lisboa, um Dojo de Aikido que esteja de acordo com o espírito da tradição. Mais tarde descobri que quando se teve como professor alguém como Georges é praticamente impossível adaptarmo-nos à mediocridade. Este é, pelo menos, o meu ponto de vista o que explica que, mais tarde, regressado a França, abandonarei a prática do Aikido. Mas em 1966 estava longe disso! A minha procura de um Dojo termina por uma simples constatação: O Aikido ainda não chegou a Portugal!
Para além do mais, as artes consideradas como marciais (karate, Jiu Jitsu) dependem do Ministério de Guerra e as classificadas simplesmente como desportivas (judo) do Ministérios do Desporto. Contudo, existe ainda um judo marcial que está integrado no Ministério de Guerra.
Como contra factos, não há argumentos, inscrevo-me no karate e no judo marciais. Os reflexos anteriormente adquiridos estão lá e de tal maneira a minha forma de cair, de me deslocar ou de utilizar o tchi me traem, que surpreendem o director da Academia de Budo, o dr. Pires Martins. Interroga-me, interessa-se pelos meus quatro pequenos anos de Aikido e propõe-me iniciar um curso para principiantes.
Ao princípio recuso. Insiste. Diz-me, “deves lançar-te, o movimento existe ao caminhar”. Os outros professores de judo marcial e de karate apoiam-no e encorajam-me. Proponho então algumas condições, no respeito do espírito da tradição que me tinha sido transmitida:
– Vou encontrar-me com Georges Stobbaerts em Casablanca para lhe pedir autorização, porque ele é o Mestre.
– Será necessário que ele concorde e que aceite vir pelo menos uma vez por ano para corrigir as minhas lacunas e a imperfeição do meu ensinamento.
– Será igualmente preciso que financiem a minha viagem.
Após reflectir, o dr. Pires Martins aprova.
Ao contrário do que li na Internet no texto de Georges, nunca foi por correio que as coisas foram feitas. Desloquei-me realmente a Casablanca, discuti de facto o assunto com Georges. Lembro-me das suas palavras:
A meu propósito: “o tchi está no movimento”
Sobre os eventuais estágios: “Quero antes encontrar-me com os responsáveis da Academia de Budo”
Dá-me autorização para ensinar e, para minha grande surpresa, concede-me e oferece-me o meu Hakama.
O início da minha missão está cumprido.
Volto a Lisboa, negoceio a sua vinda com uma conferência e uma demonstração. Nessa altura trocamos de facto correspondência. A sua demonstração perante um público em que se incluía um ministro e a televisão não passa desapercebida. Não peço uma cópia do filme e recuso-me a ser fotografado, porque seria incorrecto pretender elevar-me ao mesmo nível que o do Mestre... A minha única recordação concreta é o documento da Academia de Budo em que sou nomeado cinturão negro, primeiro Dan de Aikido, que pode descarregar aqui.
Hoje leio, escrito pela mão de Georges, que não passava de um pequeno principiante. Leio também “O Daniel Laurent não tinha técnica”. Alguma vez pretendi o contrário? Mas porquê este desprezo? Em quê é desprezível, vesgo e sem técnica, ter sido rei no reino dos cegos daquela época, e de lhes ter transmitido o gosto de ver e praticar o melhor Aikido? Em quê poderia abalar o crédito pessoal de Gerges Stobbaerst em Portugal o ter iniciado o Aikido neste país?
Sempre respeitei Georges. Sempre me considerei como um encarregado de missão para o Aikido em Portugal. E ao ver como a modalidade se desenvolveu neste país, penso ter bem desempenhado a missão.
Mas regressemos a essa época...
Tornei-me “cinturão negro”... Surpreende-me, mas devo assegurar a minha missão. À tarde, quando as minhas emissões de rádio foram gravadas, treino-me com cinturões negros de judo e de karate que vêm praticar comigo com um espírito militante. À noite ensino. Por isso a Academia de Budo paga-me. Organizo também o primeiro estágio de Georges. Ele quis que fosse um estágio “internacional”, trazendo com ele praticantes de Marrocos e de Espanha. Infelizmente apenas posso estar presente espaçadamente, devido às minhas obrigações profissionais. O tempo passa, da mesma forma que os treinos e, em 1966, deixo Lisboa para retomar os estudos universitários em França. Corto com o meu passado português.
O Silêncio
Georges Stobbaerts não me dá notícias apesar de lhe ter escrito regularmente para o seu Dojo em Casablanca. Mais tarde, dir-me-á que não recebeu nenhuma carta, apesar de apenas deixar Marrocos em 1971 para se instalar em Portugal (conforme o que recentemente li na Internet). Após a revolução dos cravos, naturalizou-se português.
Pelo meu lado, procuro na região em que me fixei um Dojo onde praticar. Mas, como já antes referi, quando se teve um professor como Georges, a comparação é difícil. Abandono então o Aikido e trabalho o tchi pela aprendizagem e depois pela prática da acupunctura.
O reencontro
Em 1979, mais de dez anos passados sobre este episódio português, recebo por intermédio do meu editor (Guy Trédaniel) uma carta de Georges Stobbaerts.
Reconheceu-me no Atlas da Acupunctura que publiquei em 1978. Soube também que ensino. Pratica também a acupunctura sintomática e pretende ir além. Deseja encontrar-se comigo. Escrevemo-nos, depois telefono-lhe e combinamos um encontro: virá ter comigo a Lorient, na Bretanha, onde resido. O reencontro é efusivo. Vê-me praticar acupunctura e faz-me o seguinte cumprimento que me emociona: “pretendes ter abandonado o Aikido? A forma como executas o tchi com as agulhas prova o contrário”. Isto parece-me em contradição com o que depois li sobra a minha pratica de Aikido, mas deixemos isso...
Aceito iniciar Georges na acupunctura tradicional, mas é-lhe impossível vir todos os meses de Portugal até à Bretanha e a transmissão de uma arte, qualquer que ela seja, não se pode fazer em algumas horas, mesmo quando temos talento. A sua experiência do cabo de vassoura e do espelho são prova disso. É preciso encontrar uma solução.
De regresso a Portugal
Retribuição justa. Georges organiza-me uma conferência em Lisboa. Faz com que me encontre com pessoas interessadas pela aprendizagem da medicina tradicional chinesa: médicos e não médicos. É durante esta primeira conferência que conheço um ítalo-português e a sua companheira. Será primeiro meu aluno, seguidamente organizador e responsável por cursos, depois “delfim” no ensino e praticante ímpar. Trata-se do meu amigo Riccardo Salvatore sem o qual nada de durável teria sido possível realizar. Mas é graças a Georges Stobbaerst que ao princípio venho regularmente a Lisboa. Acolhe-me, ministro os cursos aos estudantes no seu Dojo de Cascais. Mas a ele, em privado, dou-lhe uma aprendizagem paralela. Seguindo os meus conselhos, foi mais tarde ao Canadá efectuar um estágio de aperfeiçoamento com o professor Leung Kok Yuen.
Depois, cada um seguiu o seu caminho. Continuei em Portugal com Riccardo.
Voltei a ver Georges várias vezes. Admirei a sua obra em Sintra. Quando me levou a visitar o Dojo no ano da exposição universal, até combinamos escrever as nossas recordações. Será que estas linhas são o prenúncio?
De todas as formas nunca poderei agradecer-lhe suficientemente ter-me ensinado a arte da execução do tchi durante os anos da minha juventude. Graças a ele o espírito do Aikido nunca me abandonou, mas a agulha era mais o meu instrumento do que o sabre.
Hoje, com a distância, mesmo que se pense que não tinha qualquer técnica e que o meu nível era medíocre, tenho orgulho em ter sido o espermatozóide vesgo iniciador da chegada do Aikido a Portugal. Nunca pensei que um dia evocasse isto. Mas quanto a dizer as coisas, convém dizer tudo e isso não me impede de continuar a ser um homem simples e humilde. Como também foi escrito a meu propósito.
EPÍLOGO
Dezembro de 2005. Como tenho que me deslocar a Lisboa, acho que é a ocasião para contactar e voltar a encontrar-me com Georges Stobbaerts. Amigos meus informam-me dos seus telefones. Durante três dias, e várias vezes , telefono: o “mestre” (é assim que lhe chamam) está sempre ocupado. Consegui falar com a sua mulher que me diz ir informá-lo e que ele me telefonará... nada feito!
Tento uma última vez. Ao pronunciar o meu nome o tom torna-se distante. Resigno-me ao facto de Georges parecer não querer flar comigo. Terá alguma coisa a ver com o que foi escrito sobre mim na internet? Será que é porque o Georges Stobbaerts pratica agora a acunpunctura e que não terá comunicado todas as origens da sua formação? Não sei. Mas não é por isso que retiro o que quer que seja de todo o bem que escrevi a s
eu respeito. Apenas acrescento que as pessoas mudam...
UMA GRANDE LEI DA SAÚDE
De tudo isto retenho a seguinte mensagem positiva : para aquele que está atento, a vida é a oportunidade de nos lembrar as grandes leis da saúde.
Assim, a falta de comunicação é prejudicial, como o é a transformação de factos em proveito do ego. As consequências são os conflitos e a doença.
Espero que o meu amigo Georges Stobbaerts, mestre incontestável do tchi, quando se trata de Aikido, não o tenha esquecido. O mesmo em relação à sua saúde, que desejo resplandecente.
Doutor Daniel Laurent
Doutor em Psicologia clínica
Professor de Acupunctura Tradicional
News
retour au sommet
Janvier 2006
Séminaire à Lorient
Le Dr. Truong Thin envisage un séminaire à Lorient le samedi 15 Avril et le dimanche 16 Avril.
En attendant confirmation, retenez cette date sur vos agendas.
Pour de plus amples renseignements : daniel@daniel-laurent.com
Stage Professionnel au Vietnam en juin 2006
Stage professionnel et diplômant, de pratique effective, à Ho Chi Minh – Ville (Vietnam), ouvert à tous les praticiens de MTC, du 5 Juin au 23 juin 2006 inclus. Contacter jean.roy38@libertysurf.fr ou daniel@daniel-laurent.com retour au sommet
|