» Le Mandat du Ciel, c’est simplement la vie.
La Voie du Ciel, c’est encore la vie.
La vie pleine, c’est la santé.
La santé, la vie, le ciel, c’est la Voie.
Celui qui vit pleinement, sa vie est déjà dans le Ciel ! »
Marc N’Guyen
Notre société possède ses structures, ses tabous, ses conditionnements … Tout cela constitue son paradigme qui par définition est inconscient et nous agit.
Lorsque nous goûtons à la Tradition c’est comme une transgression qui nous libère.
Pour autant nous restons un petit pot de terre contre l’immense pot de fer médical.
Il ne sert à rien de se révolter. Il suffit de savoir que dans toutes les sociétés il existe un monde « underground » sans lequel la société ne pourrait survivre, et que c’est là que nous nous épanouissons à la satisfaction de ceux qui se confient à nous.
Sommes-nous de simples véhicules ?
- le corps avec sa complexité,
- les sentiments avec leur diversité
- et le mental avec ses mystères.
Ce véhicule, cet ensemble, est une évidence.
Ce qui l’est moins, c’est qu’il est au service de « celui » qui utilise le véhicule, le passager, que certains appellent l’âme, l’esprit, Shen, le double, le vrai soi, le grand moi… Bref, les appellations sont forcément nombreuses et souvent approximatives puisque par la naissance (nous pouvons dire l’incarnation), le véhicule se trouve « coupé » du passager et de son plan de route.
Comment savons-nous cela ? Parce que c’est un enseignement de la Tradition, que nous le ressentons de manière intuitive, et aussi parce que s’il n’y avait pas cette liaison, non seulement l’existence perdrait tout sens, mais parce que cela signifierait la fin …
Cette liaison entre le passager et le véhicule, c’est la pensée perceptive.
Car, selon l’enseignement de la Tradition, il y existe deux sortes de pensées :
D’abord la pensée spéculative. Elle relève de notre mental. Nous la connaissons bien et souvent on la considère comme seule existante. Et nous en sommes fier … Car elle produit, crée, calcule, invente … Et parfois lorsque certains prétendent méditer ils ne sont que dans une phase calme et dirigée de cette pensée spéculative, (autrement dit ils ne méditent nullement. Mais tant pis pour les illusions, la mode et l’usage abusif des mots).
C’est cette pensée spéculative qui se prend en général pour le passager, et qui affirme : « moi, je ! »
L’autre pensée, c’est la pensée perceptive. Elle ne s’exprime que lorsque le mental est déconnecté, par exemple pendant certaines phases du sommeil, pendant la vraie méditation, dans l’instant intuitif, les ouvertures temporelles, les phases alpha « inconscientes »… En fait elle s’exprime quand on ne pense pas avec la pensée spéculative. Mais comme le mental est déconnecté, il n’y a justement pas de mot pour exprimer ce qu’est la pensée perceptive. C’est seulement un ressenti. Et dès que l’on veut en parler, on bavarde, on fait du roman , de l’ésotérisme… voire de la religion, car c’est la pensée spéculative qui à ce moment en parle, et c’est elle qui crée les systèmes.
C’est par la pensée perceptive et non par la pensée spéculative que nous recevons au plus profond de notre inconscient (qui lui, relève du mental) les directions à prendre pour harmoniser notre vie au service du passager. Car là est le seul but de notre vie.
Bref, la pensée perceptive émane du passager.
Alors le « Moi » du véhicule, qui relève de la pensée spéculative, doit accepter un rôle d’ailleurs inscrit dans son programme : celui d’harmoniser l’ensemble du véhicule, pour que la relation devienne plus riche, plus dense, plus intime, avec le passager.
Comment aboutir à cela ?
Selon les antiques traditions initiatiques de par le monde, il faut que chacun allie pour lui-même « une pensée juste , un respir juste, un aliment juste ».
Et en effet les trois sources de pollution intimes sont
- dans la pensée égocentrée (coupée de la source du passager)
- dans certaines vibrations véhiculées par l’air
- dans les aliments dénaturés et non spécifiques à l’humain
Cet alliage composé de la pensée juste, du respir juste, et de l’aliment juste, n’est pas évident … Certains y mettent leur vie entière.
Pourtant cet apprentissage est à la portée de toute bonne volonté consciente, et dans ce cas nous avons l’opportunité de pouvoir l’exercer en de multiples circonstances. Pas besoin de s’isoler tel le moine d’hier à la recherche de la perfection.
C’est ainsi qu’au quotidien, chacun peut prendre quelques instants pour respirer calmement et profondément, pour choisir de se nourrir avec intelligence, et agir dans sa propre sphère d’influence, le tout sous le contrôle de la bienveillance de la pensée.
Reste ensuite chaque soir à s’endormir dans la paix du coeur, et recueillir pendant les phases profondes du sommeil, les bienfaits de la pensée perceptive issue du passager.
C’est alors que l’on peut vraiment parler du Grand Retour de la Tradition.
Le 5 novembre 2010, mon ami le docteur André PASSEBECQ nous quittait dans sa 91 ème année.
Né en 1920, sa vie se trouve bousculée par la seconde guerre mondiale. Recherché par les Allemands au titre du Service Obligatoire du Travail, en 1943, alors qu’il poursuivait des études à la faculté de droit de Lille, la Résistance Gendarmerie lui permit de passer de zone nord en zone sud, à l’Ecole de Gendarmerie de Pamiers. Six mois plus tard il était nommé à la brigade de Gendarmerie de Valenciennes (Nord), sous le commandement d’un chef de brigade « Résistance Gendarmerie ». Il participe au sauvetage de résistants et d’aviateurs anglais abattus pendant les opérations. A ce titre il obtient les diplômes de Commandeur et de Grande-Croix d’Honneur de l’Association Franco-Britannique pour services rendus aux Alliés, à la Liberté et à la Paix. Ensuite, après concours, il est admis à l’ Ecole d’Officiers de Gendarmerie. Il en sort avec le grade de sous-lieutenant.
C’est alors le second tournant de sa vie
Âgé de 30 ans, il est atteint d’une néo-formation (cancer débutant) à l’estomac. Il refuse l’opération, démissionne avec le grade de capitaine et part en Angleterre se faire soigner par la Naturothérapie. Là il se forme en Naturopathie, Ostéopathie, Médecine et Psychologie.
En 1961 il créé et devient président de l’Association VIE et ACTION, ayant pour devise : Santé – Liberté – Responsabilité. Il s’y consacre à mi-temps, l’autre mi-temps étant réservée au conseil en entreprises pour la sélection et les problèmes des cadres pour le Nord de la France.
De 1982 à 1994, Il est nommé Chargé de cours de médecine Naturopathique à la Faculté de médecine Paris-XIII, pour le DUMENAT ( pour la 1ere fois un tel enseignement était conçu grâce au Pr Cornillot, agrégé, directeur de cette Faculté).
Il considère qu’informer le public sur la santé est sa mission. Sa réputation dépasse les frontières : Canada, USA, Maroc, Belgique, Luxembourg, Italie, Portugal, etc.
Il met au point une méthode anti-tabac, reconnue jusqu’à New-York, et qui a permis à 2500 personnes d’arrêter de fumer en 12 jours.
A 90 ans, il poursuivait ses efforts pour disait-il « servir mon prochain dans le respect de sa personnalité ».
Mon cher André, tu as bien rempli ta mission, malgré les embûches que tu as du surmonter. Tu resteras un exemple pour tous ceux qui se préoccupent d’éthique et de santé.
(http://www.satoriz.fr/les-entretiens/Andre-Passebecq-:-la-naturopathie/article-sat-info-175-5.html)
Selon la Tradition transmise par ce qui deviendra beaucoup plus tard la Chine (le mot «Chine» vient seulement de la dynastie Qin – 221), il y a « le Ciel Antérieur » (Xian Tian) et « le Ciel Postérieur » (Hou Tian). Que devons-nous entendre par ces expressions ? Selon toute logique, le « Ciel Antérieur » est ce qui préexiste au « Ciel Postérieur » de notre existence… C’est difficile à comprendre, mais le «Ciel Antérieur» est ce qui n’a pas d’existence eu égard à notre regard limité au seul »Ciel Postérieur », celui où se déroule notre existence. C’est pourquoi certains assimilent le « Ciel Antérieur » à Dieu. Quant à nous, nous en lierons la compréhension tout simplement à la «Vie», considérée en l’occurrence comme le Principe qui organise et propulse la manifestation du « Ciel Postérieur ». Nous n’entrerons pas davantage dans ces discussions casuistiques, sauf à savoir que la vie en tant que principe ne nous est perceptible que par sa manifestation et il ne faut pas confondre la manifestation vitale avec la vie, comme on ne peut confondre la musique que l’on entend avec l’intention du musicien. L’une ne fait que témoigner de l’existence de l’autre. C’est par la compréhension de ce qui précède que nous pouvons affirmer que la santé autant que la maladie ne sont que des efforts de la vie pour se maintenir et se développer conformément à son plan initial de perpétuation tous azimuts. Ainsi donc, quand on est malade, cela signifie que la vie en nous mobilise le Qi pour maintenir au mieux notre potentiel vital. La maladie de ce fait est la voie choisie par la vie. La maladie est remédiante, elle n’est pas à combattre en tant que telle, sinon cela signifierait qu’il faudrait combattre la vie. Et lorsque la Tradition parle de la cause unique des maladies, «l’ignorance de notre propre nature», c’est à ce qui précède qu’elle se réfère. Par contre, ce qu’il faut déterminer, ce sont les circonstances du déséquilibre à l’origine de cet effort de la vie appelé maladie. Ces circonstances sont d’ordre divers : alimentation défectueuse en quantité et qualité, vie déréglée, respiration et mouvements carentiels etc. Ces circonstances perturbent le bon fonctionnement du Qi animé par la vie. Cela produit un affaiblissement du Qi, qui n’est plus à même de maintenir une bonne homéostasie, et qui pour parer au plus pressé, laisse l’encrassement du Tan Yin s’installer. La présence du Tan Yin n’est pas supportable au bon équilibre du Qi. Lorsque ce dernier est suffisamment correct et puissant, il élimine le Tan Yin. Cela s’apparente aux maladies aiguës. Selon le foyer d’élimination (foyer supérieur et peau, foyer moyen ou foyer inférieur) l’effort de santé sera étiqueté d’un nom de maladie en «ite». L’erreur serait de vouloir contrarier l’effort remédiant du Qi, en particulier par les poisons de la pharmacopée, ce que dénonçait déjà en son temps l’Empereur Hoang Di. Informer les points cutanés, à l’aide d’aiguilles, de moxas ou simplement d’un doigt, laisse par contre au Qi une possibilité d’utilisation des stimulations proposées, sans risque d’entraver le processus d’auto-restauration. Les maladies dites chroniques voire dégénératives signifient simplement que le Qi est affaibli ou épuisé, et n’a plus d’autres capacités que de s’adapter au mieux du pire. Mais nous devons insister sur ce point fondamental : l’auto-restauration sera toujours limitée par le maintient des habitudes néfastes. Ne pas corriger ce qui est à l’origine de l’affaiblissement du Qi et de l’encrassement par le Tan Yin, est de l’anti-médecine. C’est malheureusement ce qui est négligé par beaucoup de praticiens et de thérapeutiques «miracles».
La restauration appartient tant à l’art de la cuisine (préparation des plats), qu’à l’art de recevoir et de gérer.
Les restaurants sont une institution dans notre pays. Cela va du restaurant traditionnel au restaurant exotique en passant par les crêperies et autres saladeries.
C’est pourquoi, lorsqu’il installa son «omeletterie », il ne pensait pas que cela gênerait quiconque.
La préparation de l’omelette était plus qu’un savoir-faire familial. Depuis des lustres, la famille «élargie» se réunissait pour un concours de dégustation et élire la meilleure omelette de l’année. Certains se souviennent encore de la fameuse omelette aux girolles qui se fit détrôner par l’omelette au cresson, qui elle même fut remplacée par l’omelette au pistou.
Un jour, dans un recoin du journal officiel, à une époque où le pays était occupé par les nazis, une loi apparut, qui révolutionna le monde de la restauration : un «conseil national de l’ordre des cuisiniers» était instauré qui obligeait désormais à ne pouvoir exercer l’art culinaire que muni de diplômes précis.
Aux quelques heures suffisantes pour acquérir l’art de l’omelette sur une période de quelques week-ends passés en famille, il faudrait désormais se plier à une intense, longue et coûteuse formation et passer des examens
- sur l’histoire de la cuisine
- Sur les législations en vigueur dans le pays
- Sur la gestion d’une cuisine
- Sur la biochimie des aliments
- Sur les valeurs caloriques comparées
- Sur la traçabilité de l’origine des produits
- Sur les divers mode de cuisson
- Sur les types de poêles ou casseroles
- La liste est trop longue et vous lasserait, aussi je ne l’énumérerai pas jusqu’au bout
Bref, autant de thèmes qui n’évoquaient en rien les subtilités de l’art de l’omelette enseigné depuis des générations.
Une spécialité était cependant possible : devenir cuisinier à orientation omeletterie sans réels travaux pratiques !
Désormais, fabriquer les omelettes de jadis sans le diplôme requis devenait passible d’exercice illégal de la cuisine. Sur simple dénonciation,c’était l’engrenage de la gendarmerie, du juge d’instruction, de la mise en examen, puis du tribunal… Amende à la clé et possibilité d’emprisonnement !
Il fut dénoncé, inquiété, interrogé, fouillé, jugé et bien sûr condamné …
Son choix devenait alors simple :
- soit cesser son activité et priver les fines bouches du plaisir de ses omelettes,
- soit demeurer dans le nouveau statut que la société venait de lui octroyer : «transgresseur patenté».
Il comprit qu’une société sans transgression perd son peu de liberté et pour éviter au pays ce qui arrive à tout moteur sans «jeu», à savoir qu’il se grippe rapidement, il s’installa davantage encore dans la transgression.
Non seulement il continua à préparer les omelettes, mais il écrivit des livres pour que nul n’ignore les recettes. Surtout il enseigna la pratique afin que rien ne disparaisse.
On lui dit qu’il risquait gros. Parfois il sentait peser sur lui les menaces. Mais il ne pouvait se soustraire à son rôle de transgresseur. Et cela au nom de la liberté, et pour la liberté.
Aujourd’hui en France, pour avoir le droit d’aider une personne, et stimuler des points cutanés à l’aide d’aiguilles, de moxas, d’aimants, d’huiles essentielles, de massage ou de simple contact vital, il faut être médecin, à orientation acupuncture.
Il y a aussi des gens qui ne veulent pas devenir médecin. A ceux là certaines « écoles » leur proposent de s’astreindre à des heures d’études sur des thèmes qui certes ont à voir avec la médecine conventionnelle, mais surtout pas avec la santé selon la Tradition « médicale » que la Chine Antique nous transmit vaille que vaille.
Restent les quelques « transgresseurs » qui continuent d’enseigner la Tradition sans singer ni les médecins conventionnels, ni les médecins chinois modernes (modèle 1958).
Qui t’a formé ?
C’est la question légitime que l’on peut poser à tout praticien ou tout enseignant de l’acupuncture, surtout s’il se prévaut de la Tradition.
Et s’il est traditionnel, il se situera sans difficulté dans une mouvance liée certes à un grand nom connu, mais en mentionnant par qui il a reçu l’initiation.
S’il ne fait pas cela, de par son comportement, de fait, il se situe hors de la Tradition.
Il y a quelques jours on me parlait d’un praticien qui aurait été formé par un maître (forcément …) chinois. Et cela sans mentionner l’enseignant occidental qui fut le transmetteur. Ce dernier étant décédé, il ne revendiquera rien. Exit donc le souvenir d’un pionnier.
Hier c’était sur un site internet. L’enseignant y affirme avoir rencontré (sans doute par hasard) la philosophie chinoise et se réfère à (feu) son maître anglais. Ce maître il le rencontra au cours des quelques jours de stage annuel organisé par son professeur français. Mais ce dernier n’est pas mentionné ….
Autant dans ces deux cas se référer à Hoang Ti, l’empereur légendaire de l’acupuncture traditionnelle, ancienne et véritable !
Franchement, pourquoi l’égo refuse-t-il simplement de rendre à César ce qui appartient à César ?
Est-ce se dévaloriser que d’admettre que l’on a reçu l’initiation de quelqu’un d’autre qu’un « Grand Maître chinois ou décédé » ? Et d’ailleurs qu’est-ce qu’un « Grand Maître » ? En d’autres termes pourquoi cette absence d’honnêteté intellectuelle concernant le maillon français ? S’agit-il du phénomène d’auto-dépréciation actuel de tout ce qui est français par les français ?
Il existe une éthique comportementale lorsque l’on se réfère à la Tradition. Ne pas la respecter ne valorise personne.
Bonjour Monsieur Laurent,
J’ai une formation de réflexologie plantaire, pour ce faire, je n’utilise que mes mains comme outils de travail, et il me suffit de ma responsabilité civile pour pratiquer sur autrui;
J’aimerais me former en acupuncture, cependant, il me vient une question : du fait d’employer des aiguilles, de quel régime d’assurance cela relève-t-il ?
Merci de votre lumière à ce propos
B.G.
La législation française n’autorise la pratique de l’acupuncture (et donc des aiguilles) qu’aux seuls docteurs en médecine. Certes la réalité quotidienne est autre, mais c’est la loi (en France tout au moins). C’est pourquoi toute assurance qui prétendrait ne pas en tenir compte, ne fonctionnerait pas en cas de problème, sauf si cela est exprimé noir sur blanc, et je doute qu’un contrat mentionne une telle clause, car je doute de sa légalité. Cela pourrait être évoqué avec un juriste.
Si vous pratiquez l’acupuncture sans être médecin vous vous situez de fait dans la transgression.
Personnellement je fais l’éloge de la transgression, parce que dans ce domaine, la loi française est inique et qu’il faut espérer qu’elle change un jour…
Tout ce que l’on peut vous raconter pour vous vendre une assurance, tout ce que vous avez envie de croire pour vous sentir « légale », n’a à ce jour aucune valeur.
Si votre vocation est de soigner, vous devez le faire pour devenir une personne heureuse.
Si votre vocation est d’utiliser l’acupuncture, faîtes le (avec compétence évidemment), mais ne cherchez pas à être confortée par le système. Ou alors faîtes « médecine », perdez votre temps avec des études qui ne vous conviennent pas, et risquez les frustrations.
Sinon militez pour que la loi change ! Prenez des risques, engagez-vous résolument sur la voie de la transgression.
Pour la Tradition, y-a-t-il 4 ou 5 éléments ?
D’un côté on nous dit : le feu, l’eau, la terre et l‘air.
De l’autre : le bois, le feu, la terre, le métal et l’eau.
4, 5, et pourquoi pas 6, 7 ou 8 ….
S’agit-il d’une vision simple primitive du monde ? Et dans ce cas, quel intérêt y trouverions-nous en ce 21ème siècle ?
Je vous propose une réflexion à partir d’une expérience que chacun peut réaliser : la coupe d’un fruit.
Considérons une pomme, ou un kaki ou n’importe quel autre fruit … Dans son intégralité, il représente le réel.

Toute coupe du fruit consiste à en découvrir la structure.
La manière de couper le fruit, n’est pas anodine dans le résultat. Voyez plutôt ! La coupe de la pomme ou du kaki montre pour chaque moitié deux portions. L’analyse du réel par 4 semble donc probante.
L’analyse de la totalité du réel par 4, ce sont pour les anciens les «4 éléments», et pour les modernes (la «science» diraient certains) les 4 forces qui gouvernent l’univers : force de gravitation, force électromagnérique, force d’interaction faible, force d’interaction forte.
Mais il peut exister une autre approche avec une autre coupe. Par l’axe équatorial du fruit
Et qu’est-ce que cela donne ? Une autre approche du réel. Non plus par 2 et 2, mais par 2 et 5. Pour la pomme ! Ou par 8, pour le kaki.
Le problème, voyez-vous, ce serait de s’enfermer dans une seule vision du monde et de se fixer sur un seul mode du rendu compte du réel.
La Tradition ne nous enferme pas. Elle nous permet de dépasser les apparences, d’être en mesure de réfléchir par «2», par «4», par 5, par «8» etc tout en conservant sa référence à la totalité et à sa permanence. C’est ce que symbolise le nombre « 1″ de la Tradition.
Les religions qui sont toutes issues de la Tradition, se réfèrent aussi au «1», qu’elles appellent Dieu, Allah ou Jehowa. Ce «1» qui par essence ne peut être appréhendé dans sa totalité, certaines religions en proposent alors l’approche par le nombre «3», d’autres par les «99» attributs ou qualités de Dieu … Mais ne s’agirait-il pas plutôt d’attirer la réflexion sur la multiplicité des approches possibles ?
Celle des théories scientifiques comme « le dédoublement du temps et les ouvertures temporelles » de Jean-Pierre GARNIER-MALET, ou celle de la théorie mathématique des cordes par exemple.
Cher Monsieur,
Nous sommes déjà entrés en contact il y a assez longtemps, certainement dans les années 90 quand j’étais une acupunctrice très débutante et je vous ai écrit à propos de vos livres, de mon système d’apprentissage des points de 5 éléments et vous m’avez gentillement répondu.
Actuellement, je suis toujours débutante en face de ces trésors que représente la médecine chinoise mais j’ai commencé à “rembourser” ce que j’ai reçu et je participe à la création d’un Centre des arts de santé en Pologne, même si je vis en Suède. Ce centre accueille Elisabeth Rochat; depuis 12 ans, à ma plus grande joie, je suis sa traductrice atitrée à Varsovie.
J’ai beaucoup aimé votre attitude ouverte et vos idées concernant l’enseignement (je suis prof de français depuis 40 ans et très sensible à la pédagogie en général et l’enseignement de la médecine en particulier).
J’aurais envie de traduire certains de vos articles en polonais pour les placer sur notre site Centrumsztukzdrowotnych.pl. Qu’en pensez-vous? Bien sûr je vous informerais de mon choix et du temps. Nous avons un chapitre avec des articles et livres qu’on recommande où on mettrait vos textes, si vous nous le permettez.
En attendant votre réponse, je vous prie d’accepter mes meilleurs sentiments. Yaga Sosnowska
Yaga Sosnowska,
Bien entendu, vous pouvez traduire, car la Tradition ne m’appartient pas et se doit ‘être diffusée le plus possible.
Faîtes donc au mieux, et tenez moi informé.
Daniel LAURENT









